zoomable

FREDERIC CHOISEL

Midtown

 
dimension: 
152 cm x 106 cm

type:

composition / technique: 
technique mixte sur papier
prix: 
nous consulter
 
les oeuvres de cet artiste
 

FREDERIC CHOISEL

 

« Pour moi, la peinture est un moyen d'apprendre deux choses à propos de soi-même : émotion et limitation. C'est un dialogue constant entre elle et moi. « Push and pull » est l'histoire de ce processus. C'est une force qui écrase souvent ma volonté, mais c'est un voyage que j'endure, lequel me  pousse à exprimer la complexité de l'expérience humaine, souvent tiré vers l’humilité. La peinture reste toujours victorieuse, et j'en reconnais le pouvoir.  L’Art, finalement, est le résultat de ce que vous êtes, et non nécessairement celui de ce que vous savez. »

 

Frédéric Choisel

“ Painting is a way to learn two things about myself: emotion and limitation. There is a constant dialogue between the painting and me. Push and pull is the story of this process. It is a force that often crushes my will but it is a journey I endure. Often pushed to communicate the complexity of human experience, often pulled to humility. The painting always wins and I recognized its power. Art is the result of who you are, not necessarily what you know. “ 

 

 

 

EXPOSITION, Le Pari du Ciel, du 17 novembre au 03 décembre 2016

De l’air ! Une sortie par le haut. Un idéal derrière les nuages. Frédéric Choisel s’envole et nous convie à garder la tête en l’air. La galerie caroline tresca avait exposé ses vues de New-York, son édifiante transfiguration abstraite des élévations de Manhattan fixées sur le papier au pastel et à l’encre. Le voici cette fois « … au-dessus des vallées, des montagnes, des bois, des nuages, des mers, par delà le soleil, par delà les éthers, par delà les confins des sphères étoilées. » (Charles Baudelaire – Élévation, Les Fleurs du mal)Que cherche-t-il maintenant qu’il puise son inspiration auprès des poètes ? Où tient-il à nous mener à travers ses nuages épais qu’une trouée de ciel parvient à percer ? La lumière y est douce (Élévation, huile sur lin, diptyque, 213 cm x 160 cm) ou bien inquiétante comme celle d’une journée sanglante (Le dormeur du val, huile sur lin, diptyque, 213 cm x 160 cm).

Frédéric Choisel fait une proposition. Il invite à s’éloigner de la futilité, à élever notre regard, sinon le niveau de notre conscience. Une manière de prendre de la hauteur en se dégageant d’une matière pesante, substance alourdie du quotidien, marasme des pensées, des jugements et des craintes. Le peintre est spirituel et prend le poète pour complice. Ensemble, ils nous invitent au voyage. Le ciel s’ouvre, et, à travers lui, le ciel de chacun se dégage, nous laissant passer de l’ombre à la lumière. Pour autant, il n’y a pas de naïveté dans ces tableaux et Baudelaire comme Rimbaud ne sont pas des joyeux drilles. D’ailleurs, la savante légèreté de leurs poèmes révèle vite une tension funeste. Que se passe-t-il alors sous le ciel maintenant que nous sommes un oiseau ? Le peintre choisit son motif et montre l’éther. Il laisse à chacun le soin de combler le vide. Éther puissant, tourmenté de sombres masses. Idéal naturel fiévreux, reflet inquiet d’une âme pure. Que peut-on craindre au milieu des nuées sinon la fin du vol. Est-ce pour cela que ces toiles de grand format se divisent en deux parties ? En effet, le ciel domine dans un carré vertueux, mais à sa base, pour nous rappeler l’ordre du monde, une pièce de toile plus étroite fixe invariablement un amalgame végétal qui semble tendre un filet de branches pour mieux happer notre œil et notre liberté. Le poète ne dit rien de plus lorsqu’il convoque les mots comme autant de témoins de son idéal contrarié. Frédéric Choisel précise : « Dans un monde ravagé par les croyances religieuses, par les dogmes politiques qui nous divisent, une chose reste en commun, nous regardons tous vers le ciel. Dans les grands diptyques, la partie supérieure des ciels représente la transformation de nos souffrances. La partie inférieur notre monde animal terrestre, les conflits des choses de la vie. » Une sortie par le haut, disions-nous. Voyons-y également une percée dans le temps puisque Frédéric Choisel évoque à sa manière les ciels du XVIIIe siècle de Canaletto ou de Tiepolo, voire ceux de Boucher mais aussi les ciels plus récents que Richter peint dans les années 1970, des ciels dans lesquels la luminosité solaire fait de la lumière naturelle la protagoniste principale de la toile. La lumière métaphore de la vérité. Une manière d’ouvrir un champ nouveau. Finalement, comme un passeur, Frédéric Choisel nous pilote en cheminant entre la tradition et la modernité, entre le passé et l’avenir, entre le bouillonnement de nos vies et l’espoir. Jean-Pierre Delest

 

EXPOSITION, New York : l’horizon vertical, du 11 au 24 juin 2015

Voilà un peintre de l’abstraction figurative. Qu’est-ce à dire ? Que l’art traduit le réel ? Vision du monde ? Est-ce parce qu’il a vécu aux États-Unis pendant 25 ans et qu’il considérait New York comme un grand monstre que la rencontre s’est faite sur la toile ? Oui, probablement. Un grand monstre d’un      côté et la lumière de l’autre. Le peintre au milieu quelque part à fixer sur le lin tendu l’influence de l’une sur l’autre et l’inverse, ou comment la lumière trouve son chemin dans l’espace construit et façonné par les poutrelles d’acier, le béton et les murs de verre, comment elle y pénètre, s’y faufile et s’y pose avant de disparaître derrière une façade, un angle d’immeuble impitoyable, un soleil sur le déclin. La forêt de buildings de Manhattan sous la pluie, par exemple, donne une double idée de la réflexion lumineuse : la verticalité et son immense jeu de reflets qui, de bas en haut, structure le regard ; et l’horizon fondu dans une rue humide. Pour Frédéric Choisel, la pluie sur New York adoucit la ville qui s’illumine d’une dimension presque humaine. Monstre romantique, autre Venise, nouveaux scintillements. Vision du monde, disions-nous. Techniquement, le travail de Choisel prolonge les contrastes de la mégapole. La lumière est là, mais le soleil se cache en permanence. Les noirs y sont profonds comme des arrières cours ou des ruelles sombres (sur le papier, une combinaison de vernis à base d’alcool - le shellac - et de fusain). Les couleurs, un mélange d’huile et de pastel pour la fraîcheur des teintes et le rendu des émotions. Résultat : Frédéric Choisel réorganise notre perception du réel. Ses lignes aspirent l’œil vers le haut. Le corps s’élève vers la lumière. On a la tête en l’air. Jean-Pierre Delest

 

À onze ans, Frédéric Choisel commence à prendre ses premières photos avec un vieil appareil Pentax. Cela le conduit quelques années plus tard à l'Ecole Supérieur d'Etudes Cinématographiques de Paris. Diplôme en poche, il a le privilège de travailler avec le peintre Gaétan de Rosnay dont le style post-impressionniste et l’enthousiasme communicatif pour la peinture a une influence certaine sur ses recherches artistiques. Le peintre l’incite à explorer la peinture classique, à étudier la lumière et les formes dans les peintures hollandaises et espagnoles du XVIIe siècle ainsi que chez des artistes français comme Delacroix, Courbet, Chardin ou Corot. L'œil se forme, la main trouve sa discipline.

Installé à San Francisco, Frédéric Choisel entame une carrière dans la production audiovisuelle avec une soif insaisissable d’images qui l’éloigne de la peinture dont le contact, la sensualité, la dimension physique, la matière propre, absents du monde de la photographie ou du cinéma finissent par lui manquer. Il commence donc à mêler son expérience photographique avec ses premières peintures dans un style classique, très réaliste. Puis, il s’approche des expressionnistes abstraits, attiré par les travaux de Cézanne et plus particulièrement ceux de Kooning et de Staël. Son travail s’affirme. Une rigueur qui le conduit à être régulièrement exposé en Californie et plus particulièrement à San Francisco. Ses œuvres sont aujourd'hui présentes dans des collections privées à Paris, à Londres et dans de nombreuses villes des Etats-Unis. 

 

Frédéric Choisel’s body of work speaks of his experiences expanding his vision both artistically and personally the past three decades.

Absorbing the diverse cultures of Mauritius, New York and San Francisco during his years living abroad, he has distilled a unique aesthetic vision. His work is at once spiritual and sophisticated. Always exploring and expanding his art he works in many different mediums. His paintings are at the center of his creative expression, revealing his delicate nuances of color and emotionally masterful brushwork. They have been called by the painter, Elaine Badgley Arnoux, “elegant abstractions”.

In Chinese brush painting, the act of painting is often compared to a dance.  M. Choisel's dance is intimately between artist and painting. The dance begins as he choreographs the rhythm, emotion and grace of the painting, sensitively partnering with the work harmoniously through color, line, form and texture. Thus he dances with the work until he feels “a painting has attained a certain gravity and has a life of its own.” He has said “Abstraction is a movement - you move towards abstraction by moving away or being liberated from the preconceptions of the mind...”. The artist allows the viewer to expand visually through his paintings guided by this choreography and bringing their own emotional and visual dimensions to the piece.  “Passages” as he calls them.  These qualities become ever strengthened with time in the presence of his work; a poetic and powerful dance for the mind of the viewer.

Dorothy Moore, Docent at the Asian Art Museum, San Francisco 

 

Education

1980 / 1982            Ecole Supérieur d’Etudes Cinématographique de Paris

1980 / 1982            Université Paris VII, Cinéma, Photographie et arts Plastiques

 

Expositions Personnelles

Novembre / Décembre 2016  Galerie Caroline Tresca, Paris

Juin 2015                                    Galerie Caroline Tresca, Paris

Mars 2014                                  Galerie Caroline Tresca, Paris

Octobre / Novembre 2013          “Le Bruit dans les Arbres”. Gallerie CITI, Burlingame,CA, USA

Avril / Mai 2012                          Epicenter, San Francisco, CA, USA

Janvier / Décembre 2009            La Fringale, San Francisco, CA, USA

Mai / Juin 2008                           Park Side Gallery, Carmel, CA, USA

 

Exposition Collectives

2014               "Still Life", Galerie caroline Tresca, Paris

2013               “Heads”, Gallerie CITI, Burlingame, CA, USA

2012               Introduction III, Gallerie CITI, Burlingame, CA, USA

2011               “Local Connections”, Long Island City, New York, USA

2007               Park Side Gallerie, Carmel, CA, USA

2006               Park Side Gallerie, Carmel, CA, USA

2006               Winstanley-Roark Fine Arts Gallerie, Cape Cod, MA, USA

2004               Wilde Meyer Gallerie, “Fresh Faces”, Scottsdale, AZ, USA

2003               Wilde Meyer Gallerie, Scottsdale, AR, USA

 

Collection privées

Paris, Londres, New York, San Francisco, Sacramento, Las Vegas, Seattle, Portland, Atlanta