zoomable

STÉPHANIE STINDEL

L'autre

 
dimension: 
120 cm x 80 cm

type:

composition / technique: 
barre d'huile sur papier
prix: 
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les oeuvres de cet artiste

" C’est le portrait qui me permet d’aller chercher à l’intérieur des êtres. Très inspirée de photo de magazine, de photos de profil Facebook, de tous les supports visuels qui sont à notre disposition aujourd’hui, j’ai centré ma recherche sur le masculin. Qu’est-ce que c’est qu’être un homme ?..."

 

STÉPHANIE STINDEL

 

« C’est le portrait qui me permet d’aller chercher à l’intérieur des êtres. Très inspirée de photo de magazine, de photos de profil Facebook, de tous les supports visuels qui sont à notre disposition aujourd’hui, j’ai centré ma recherche sur le masculin. Qu’est-ce que c’est qu’être un homme ? Déjà, petite fille, la question me taraudait. C’est quoi d’avoir un zizi ? À quel moment est-on un garçon ou une fille ? La question mène bien sûr à l’androgynéité, l'ambiguïté. À travers le portrait, je cherche à trouver les différentes identités qui coexistent chez une personne, la part féminine, masculine, adolescente, enfantine. Je cherche ce qui se cache derrière le masque social. Le psychisme humain est, en sa primitivité, androgyne. Le psychologue Buytendijk nous dit que l’homme normal est masculin à 51% et que la femme est féminine à 51%. L’inconscient humain est sans cesse à la limite. Au final, je ne peins pas de personnes existantes même si je m’en inspire, mais j’invente des physiques, des profils dont l’ambiguïté dérange par ce manque de clivage qu’exigent nos sociétés. Pour des raisons qui probablement me dépassent, le format est toujours grand, imposant, hyper présent. D'aussi loin que je me souvienne, j'étais fascinée par les Moaï de l'Ile de Pâques. Mes peintures, elles aussi, toisent l'observateur de toute leur hauteur, leur regard plongeant avec insistance dans celui qui les regardent, imposant une sorte de dialogue avec le spectateur. J'aime le fait que la peinture ne soit pas passive, qu'elle discute avec l'autre. Au fil des années, le papier est devenu un support de prédilection. Il semble offrir plus de liberté au médium. Les fonds sont soit couverts de blanc au couteau, soit carrément laissés vierges pour mieux exacerber la figure, épurer, ne pas noyer. Travaillés avec beaucoup d'inconscient, mes dessins me permettent de m’éloigner de la technique que l'huile impose. »  Stéphanie Stindel