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27 Juin 2015

« STILL LIFE » Frédéric CHOISEL , Francesca MANTOVANI, Alain VERNIS, exposition du 11 au 24 décembre 2014 vernissage jeudi 11 décembre

Frédéric CHOISEL« J’ai commencé à peindre en copiant les grands maîtres de la peinture classique : Rembrandt, Velasquez, Tiepolo, Giorgione, Chardin, Poussin, Cézanne… Cet exercice m’a appris à mieux comprendre les différentes techniques employées dans la peinture ancienne, mais également les rapports, dans la peinture, entre le sujet, la forme, la couleur, la ligne et la composition. 

Malheureusement (ou heureusement), lors de mon installation aux Etats Unis, la totalité de mon matériel de peinture m’a été volé : peintures, couleurs, pinceaux, chevalet, livres, tout avaient disparu ! Le choc était tel que j’ai arrêté de peindre pendant plusieurs années et me suis consacré à l’étude de l’histoire de l’art.

En 2003, j’ai repris les pinceaux ! J’ai commencé à travailler sur mes propres toiles et plus particulièrement à peindre des « natures mortes » (appelées paradoxalement, mais à juste titre, « still life » en anglais… « encore vivant »). Les rendre vivantes était bien mon ambition et pour cela l’influence des maîtres hollandais et espagnols du XVIIe siècle et français du XVIIIe était prédominante. Je trouvais dans cette discipline un caractère apaisant, près de la méditation. Par la suite, mon approche a évolué. Dans un premier temps, par la destruction ou la réorganisation picturale avec une approche plus « de Staëlienne », puis, plus récemment dans une phase de reconstruction sur des bases plus intimes et personnelles.

Il est curieux de voir, côte à côte, ce travail de nature morte très réaliste et mon travail actuel d’une facture plus abstraite. On peux y découvrir le même souci de garder un certain équilibre entre les différents éléments picturaux. Le sujet ou le thème sont un commencement, pas une fin en soit. La dissolution, la déconstruction du sujet ou du thème représentés de manière « réaliste » ou « abstraite » doit finir par s’écarter pour laisser place à une peinture qui parle plus des émotions ou  aux émotions.

Souvent la peinture figurative représente le monde du visible, un monde que l’on reconnaît comme tel ; la peinture abstraite figure le mystère, souvent baigné d’un sens plus ésotérique. C’est par le désordre qu’on arrive à un certain ordre, à une nouvelle réalité. Comme le soulignait le peintre Eugène Leroy: « L’ordre, c’est l’effet obtenu d’éléments désordonnés qui se mettent à chanter juste ».

C’est ainsi que l’influence des maîtres classiques m’a aidé à trouver ma propre voix au-delà du réel, au-delà de l’abstrait, et de “chanter juste“ ! » Frédéric Choisel

 

EXPOSITIONS

2014          « Still Life » galerie caroline tresca, décembre, Paris

« Akua » galerie caroline tresca, janvier, Paris, exposition individuelle

2013          « Le Bruit dans les Arbres » Gallerie Citi, Burlingame, exposition individuelle

« Heads »at Gallerie Citi, Burlingame, exposition collective

Introduction III, Gallerie Citi, Burlingame, exposition collective

2012          Epicenter, San Francisco, exposition individuelle

2011          « Local Connections », Long Island City, New-York, exposition collective

2009          Fringale Restaurant, San-Francisco, California, solo show

2008          Park Side Gallery, Carmel, California, exposition individuelle

2007          Park Side Gallery, Carmel, California, exposition collective

2006          Park Side Gallery, Carmel, California, exposition collective

Winstanley-Roark Fine Arts Gallery, Cape Cod, Massachusetts, exposition collective

2004          Wilde Meyer Gallery, Scottsdale, Arizona, « Fresh Faces », exposition collective

2003          Wilde Meyer Gallery, Scottsdale, Arizona, exposition collective

 

 

Francesca MANTOVANIexposition du 11 au 24 décembre 2014, vernissage jeudi 11 décembre, de 18H30 à 22H00

Née à Paris en 1966, Francesca Mantovani devient photographe en 1993. Elle travaille pour le magazine « Elle » de 1998 à 2007, pour la presse féminine et pour la presse spécialisée Art de vivre. Depuis 2008, elle réalise de nombreux portraits pour les éditions Stock et l'agence Opale et des reportages pour la presse comme "Marie Claire maison", "Maison française". Photographe culinaire et portraitiste reconnue, elle est sollicitée pour de nombreux projets institutionnels, mais aussi par des agences.

Elle publie également des ouvrages à succès comme « Paris- Péniches » chez Minerva ou encore « Les Recettes Inavouables » aux éditions Hachette. En parallèle, elle poursuit un travail artistique autour de l'art culinaire alternant fantaisie créative (Les pâtisseries imaginaires) et épure picturale (Still life), exposé au LAB’, à Paris, comme au festival international de la photographie culinaire, en 2010, puis au Purgatoire en 2012, chez Alain Cirelli. Elle participe au Festival de la photographie en 2012 :

 

« J’envisage mes “Natures Vives” comme une offrande, un hymne à la Création. Depuis toujours j’aime dessiner et peindre. Dès mes premières photographies, j’ai recherché une lumière empreinte d’une atmosphère entre le film et la peinture. En 2009, parcourant une exposition sur la peinture hollandaise, j’ai redécouvert les natures mortes des maîtres flamands. Je travaillais depuis plusieurs mois sur une série photographique autour de la nourriture et cette exposition fut un révélateur.

J’ai choisi l’exigence du noir comme toile de fond, solennelle et intense ; et j’ai associé aux produits de la terre des objets liés à l’artisanat traditionnel. Tous les tirages sont réalisés sur papier “fine art” dont j’aime le grain particulier qui donne de la profondeur, notamment dans les couleurs sombres. Pour moi la photographie est un acte poétique. Avant d’être un technicien, le photographe est un contemplatif. Subjuguée par la beauté d’un bouquet d’asperges, d’une daurade, d’un cèpe, j’ai eu envie de donner à goûter la  beauté du monde. Avec une seule et même quête : la recherche de l’épure picturale; trouver la retenue nécessaire pour restituer l’authenticité des aliments que la nature offre.»  Francesca Mantovani

 

EXPOSITIONS

2014          « Still Life » galerie caroline tresca, décembre, Paris

                  La maisonoire, août 2014 Blainville-sur-Mer

                  Exposition Galerie Hegoa, du 22 mai au 21 juin 2013

2013          Exposition des "natures-vives", Musée d'Art Sacré, St-Nicolas de Véroce, Mont Blanc Photo Festival, du 20/07 au                15/09/13

                  Exposition des "natures-vives", Valaurie, La Maison de la Tour du 12 avril au 12 mai 2013

2012          Exposition des "natures vives" à l'Espace Aliès Guinard à Chatillon octobre - novembre 2012

                  "Sept jours devant NO" avec Catherine Matausch - Noirmoutier

2011/12     Exposition "Pâtisseries Imaginaires, une architecture gourmande" chez Alain Cirelli au Purgatoire, Paris

                  Exposition "Still Life" dans le cadre du Festival International de la Photographie Culinaire (FIPC), du 28/10/11 au 25/01/12

2011          Exposition "Patisseries Imaginaires, une architecture gourmande", Semaine des arts Paris du 11 au 15 avril 11

2010          Festival international de la photographie culinaire, du 29/10 au 14/11 2010, à Bercy village et à l'espace Mobalpa

                  Exposition "Patisseries Imaginaires, une architecture gourmande" au Laboratoire, Paris, du 21 janvier au 31 mai 2010

                  Exposition à la ferme Saint Simon à Paris VIIe, du 25 octobre au 15 décembre 2010

2009          Exposition à la galerie Just Jaeckin, du 3 au 6 décembre 2009, 19 rue Guénégaud; Paris VIe

2008          "Paris en vues"- Septembre au Mathurins, expo collective

2007          "Ex-pot" photos autour du pot de confiture bonne maman - 14 Février -21mars

                  "Photographie(s)", exposition photos au café barge - Octobre-novembre2006 et janvier 2007

2006          "Etoiles et plumes", Portraits de comédiens et d’écrivains. » - Hôtel les Mathurins Décembre

2003          "Carnets de voyages", exposition sur le Brésil,Librairie du Bon Marché avec le photographe Bernard Matussière, mars

2002          "Exposition concert" sur le Brésil et le Sénégal avec Gérald Toto, Café culturel de St Denis, décembre 1994 "Regard sur le zoo" exposition collective (avec Doisneau, Descamps, Bauman …) sur le zoo de vincennes, au jardin des plantes- octobre

 

PUBLICATION

« Natures vives, Francesca Mantovani ».
Edition Petit Véhicule, Chiendents n°20 (oct.2012)

 

 

 

Alain VERNISexposition du 11 au 24 décembre, vernissage jeudi 11 décembre, de 18H30 à 22H00

Alain Vernis est le céramiste du bol unique. Son travail réunit l’être et le faire, et lui permet d’exprimer sa relation à l’univers et au temps. Cela explique pourquoi ces pièces rares ressemblent parfois si fortement aux bols japonais de certains potiers de l’époque Momoyama du XVIe siècle, qui vit l’essor d’une spiritualité liée à la conscience aiguë de la réalité de l’instant.

Alain Vernis est né en 1946 à Sens (Yonne). Après une brève expérience de la terre vernissée en 1963, il entre comme stagiaire dans une étude de commissaire-priseur. Parallèlement, il écrit des pièces de théâtre. Après ses études, en 1968, commence une longue série de voyages en Inde, au Laos, en Birmanie, au Pakistan, en Afghanistan, au Kenya, au Yémen, en Éthiopie… au cours de laquelle il développe un nouveau moyen d’expression, la photographie. En 1983, il expose une cinquantaine de tirages à Paris, qui expriment l’idée que « la perception que nous avons du monde des apparences est le reflet de notre niveau de conscience ». Ce lien entre perception et conscience devient le centre d’une réflexion qui finit par modifier totalement sa vie puisqu’il installe son atelier dans le Haut-Morvan, région aux hivers rudes où la terre peut rester gelée de longs mois. Il y mène une vie de solitude et d’ascèse, vivant de ce que lui offre cette nature difficile mais qu’il considère aussi comme généreuse. Là, par nécessité et exigence, il s’initie seul à la céramique avec les argiles et minéraux de la région, s’immergeant totalement dans cette pratique qu’il expérimente de façon empirique avec une infinie passion.

Au volume de matière première prélevé, il n’ajoute rien et ne soustrait rien, mais modèle dans la masse sans tour ni colombin, à l’écart de toute recherche esthétique. Par les milliers de pressions qu’il applique, le modelage souvent long suppose une liaison étroite entre le corps, la matière et la conscience que le potier a de cette relation.

 

Après une première expérience de cuisson conduite de façon « primitive » dans une fosse, il fabrique ses propres fours à bois. Certains bols sont cuits plusieurs fois, et tout est noté dans des carnets avec précision, non pour reproduire ce qui a été fait, mais par soucis de comprendre les phénomènes. Si Alain Vernis crée essentiellement des bols, « c’est sans doute, dit-il, que le bol est une forme première instinctive pour un modeleur poussé par l’observation de la « réalité ». Chacun de ces bols est unique, non seulement dans la forme, mais également dans l’élaboration même de la pâte, des couvertes, engobes et émaux, souvent conçus pour une seule pièce. La matière étant souvent poussé à la limite de sa résistance en raison des chocs thermiques qu’elle subit, Alain Vernis réussit rarement plus d’une ou deux pièces vraiment « satisfaisantes » dans le mois. Les accidents sont fréquents et réduisent parfois à néant plusieurs semaines de travail, mais ils représentent les étapes inévitables du cheminement vers la réalisation de ce qu’il appelle « la fusion de l’esprit et de la matière, de sa transcendance ».

 

Les premières expositions ont lieu à Paris, dans l’atelier du céramiste Albert Diato, en 1987, suivies d’autres, notamment à la galerie DM Sarver ainsi qu’aux galeries Myrna Myers et Jacques Barrère. Pierre Descargues l’interviewe pour son émission Les Arts et les Gens sur France-Culture. En 1999, invité à Kyoto par le céramiste Raku Kichizaemon (15e de la dynastie Raku), il s’exprime sur son travail à l’institut franco-japonais de Tokyo. Ses œuvres, montrées à Paris en 2002, à la galerie l’Arc en Seine (entre celles de Giacometti et de Picasso), sont exposées en 2004 au Musée archéologiques de Bibracte en Bourgogne. En 2006, des pièces de basse température sont présentées à la galerie Besson à Londres, d’autres, de haute température, à la galerie Pierre-Marie Giraud à Bruxelles. En 2007, il expose à la galerie Blondeau Fine Art Services à Genève, ainsi qu’au Pavillon des arts, et du design à Paris. D’autres expositions suivront en Suisse, en Belgique, aux Pays-Bas.

La dernière exposition du travail d’Alain Vernis s’est effectuée en 2011, dans la Galerie Luohan à Paris.

 

 

EXPOSITIONS

 

2014 « Still Life » galerie caroline tresca, décembre, Paris

 

2011 Galerie Luohan, Paris

 

2010

. Galerie Pierre Marie Giraud,

Teffaf Maastricht

. Galerie Pierre Marie Giraud, Bruxelles

 

2009 Galerie de France, Paris, Visages

 

2008 Galerie Pierre Marie Giraud, Bâle, Design Miami

 

2007 BFAS Blondeau Fine Art Services

Genève, Suisse

 

2006

. Galerie Pierre Marie Giraud, Bruxelles

Fox-Amphoux, France : Terres et Feux

. Galerie Besson, London, England

 

2005 Musée national de la Céramique, Sèvres, France

 

2004

. Musée de Bibracte, Glux-en-Glenne, France

. Musée Adrien Dubouché, Limoges, France : Le choix d’un amateur

. Musée Bernard Palissy, Saint-Avit , France : Univers d’artistes

. Galerie Myrna Myers, Paris, France

 

2003

. Maison de la céramique, Giroussens, France

. Maison de l’outil et de la pensée ouvrière, Troyes, France

. Musée de Sarreguemines, Sarreguemines, France

. Galerie DM Sarver, Paris, France

 

2002 Galerie l’Arc-en-Seine, Paris, France

 

2001

. Conférence à la Maison du Beuvray-Saint-Léger, France

. Les Trinitaires, Metz, France

 

2000

. Galerie Myrna Myers, Paris, France :

Jades archaïques chinois et céramiques d’Alain Vernis

. Galerie Jacques Barrère, Paris, France :

Dix siècles de céramique

 

1999 Conférence à l’Institut franco-japonais de Tokyo, Tokyo, Japon

 

1998

. Galerie Myrna Myers, Paris, France

. Galerie Capazza, Espace Pierre Cardin, Paris, France

. Musée Bernard Palissy, Saint-Avit, France : Naissance d’une collection

 

1997

. Galerie DM Sarver, Paris, France : Célébration du rouge

. Musée Joseph Déchelette, Roanne, France : Regard sur la céramique contemporaine

 

1996

. Bibliothèque Forney, Paris, France : Céramique contemporaine

. Musée Bernard Palissy, Saint-Avril , France

. Galerie H.B. Frey, Arnay-le-Duc, France : Afrique Noire-Vernis Blanc

. Galerie DM Sarver, Paris, France

 

 

 

27 Juin 2015

SYLVIE FALCONNIER & ALBANE MILTIN, exposition du 27 novembre au 10 décembre 2014, vernissage jeudi 27 novembre

SYLVIE FALCONNIER

Diplômée de CAMONDO en 1982, elle débute comme designer de mobilier urbain. Puis, crée pendant trois ans, des objets pour des entreprises de verreries. Elle poursuit son activité dans le graphisme et définit des panels de couleurs et de matériaux pour une équipe d’architectes. En parallèle, elle reprend une formation aux Beaux Arts et commence un travail personnel de peinture et de dessin. Elle s’attache alors au mouvement, aux silhouettes et aux ciels.

À Beyrouth, elle découvre le feu et l’émail, ses couleurs et sa lumière. Viendront la terre, le modelage et la sculpture. Ses dessins - corps, visages, mouvements - prennent vie. Un univers apparaît : feu, bronze et patines.

 

« Observer, chercher, fouiller, faire ce que l’on voit, ce qu’on laisse surgir en toute liberté. Transformer des blessures, des cris. Se servir du vertige, vers un lâcher prise, une sincérité, l’invisible, l’inexplicable. Finalement aller vers l’inconnu avec ce que l’on croit connaître. L’infini détail d’un visage laisse remonter une « émotion enfouie », les modèles sont plein de mystères, de vie, de mort. À la fin d’une journée de travail, on trouvera la paix ou la panique. À la force des pouces, des coudes, des bosselages et des creux qui accrochent la lumière et la nuit, les surfaces mouvementées de la sculpture conservent les marques des accidents, des peurs, du vertige, des joies survenues au cours du travail. » Sylvie Falconnier

 

Née en 1958 à Paris, Sylvie Falconnier vit et travaille aujourd’hui à Paris et en Bretagne.

 

EXPOSITION PERSONNELLE

1995    exposition « Les Emaux animés », Galerie l’Esquisse, Paris

1996    exposition Galerie Point de vue, Bruxelles

1998    exposition Galerie Square, C.T.A.C  et CAETERRA, Paris.

            Vente régulière au Japon, dont « Les deux biches », offerte en 1999 à Sa Majesté Michiko Impératrice du Japon

1999    artiste permanente Galerie Christel, Limoges

2001/2002  travail avec Pavel Sergeev, joaillier créateur à Moscou

présentation de pièces à l’Ambassade de France, Moscou

2002  exposition de dessins et de croquis, Paris

2004  exposition avec Pavel Sergeev (émaux, sculptures, céramiques et bronzes), Paris, Moscou

2005  exposition permanente de bronzes à la Galerie Christel, Limoges

2006  exposition d’un bronze au Salon Violet, Paris : Prix « Univers des Arts » pour « L’homme accroupi

membre de la Fondation Taylor

2007  exposition dessins et sculptures à la CCI de Quimper ;

          exposition de sculptures au Château de Saint-Brisson-sur-Loire

2008  exposition de dessins et de sculptures, Préfecture de Quimper ;

          exposition dessins à la Fondation Taylor, Paris ; expo de dessins et de sculptures, Galerie « Aroa »,  Neuilly/Seine                        

          exposition de dessins et de sculptures « 2 rue Racine », Nantes

2009  exposition permanente de sculptures à la Galerie « Aroa » ;

          exposition de dessins et sculptures à la Galerie « Boca-arts » dans les Deux-Sèvres ;

          exposition « Art en Capital » : « Comparaisons » au Grand Palais, Paris

2010  exposition permanente à la Galerie « Gavart » Paris ;

          exposition « Art en Capital. Salon Comparaisons », Grand Palais, Paris                                        

          exposition de dessins et de sculptures au CMB, Rennes

2011  acquisition d’un dessin par le conseil régional de Bretagne ;

          exposition « Art en Capital. Salon Comparaisons », Grand Palais, Paris

2012  invitée d’honneur au 26eme Salon des Arts, Pontoise ;

          exposition « Art en Capital. Salon Comparaisons », Grand Palais, Paris

 

 

Albane MILTIN, exposition du 27 novembre au 11 décembre 2014, vernissage jeudi 27 novembre

ALBANE MILTIN

Topographie [du grec topos = lieu et graphein = dessiner] Technique selon Larousse de représentation sur un plan des formes du terrain, avec les détails des éléments naturels ou artificiels qu'il porte. Après plus de 15 années de plongées dans la couleur, et de liberté avec la matière et la forme, Albane Miltin a choisi de faire un relevé cartographique de son travail. Toujours lyrique par sa peinture gestuelle, par la tension quasi musicale qui anime son œuvre, elle a su se libérer - par une exigence parfois asphyxiante - de tout concept décoratif. Elle ne renie ni l’association avec l’expressionnisme abstrait, ni la révélation contenu dans l’acte. Albane réussi le passage du geste au signe. Pour une force libérée de la couleur. Pour une tension apaisée de la ligne. Ou vice versa. Dans son échange intime entre la couleur et de la ligne, il est temps de faire le révélé des traces et des figures qu’Albane a laissées. Et d’ouvrir de nouveaux chemins de traverses. À la recherche d’autres mondes imaginaires.

La topographie selon Albane est une science qui permet à la fois une représentation sur un plan, de lignes et une conquête de la figure – libre – visible par l’écheveau de ses traces et empreintes. La célèbre formule de Platon « Que nul n'entre ici s'il n'est d'abord géomètre » prend une toute autre saveur,  entre l’observation de terrain, et le dynamitage de la figure.  Il s’agit aussi de discipline pour prendre la mesure d’un monde, celui qu’Albane enchante par son arpentage  pénétrant.    Olivier Olgan Le Guay 

Dans les années 1980, Albane Miltin a suivi une formation à l’Academy of Fine Arts de New-York et à l’UCAD (Union centrale des Arts décoratifs) de Paris, avant de fréquenter l’atelier des beaux-arts de Rueil-Malmaison et l’atelier Assartx de La Celle-Saint-Cloud. Née en 1964, elle vit et travaille aujourd’hui à Rueil-Malmaison.

 

EXPOSITION PERSONNELLE

- Galerie Frédéric Bosser, Paris, 2004

- Atelier Rio-Arte, Paris, 2008

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

- Salon des peintres, Versailles

- Salon de l’Hôtel de Ville, La Celle-Saint-Cloud

- Chapelle Saint-Léonard, Croissy-sur-Seine

 

27 Juin 2015

OFF - MOIS DE LA PHOTO 2014, Sophie BRÄNDSTRÖM, exposition du 13 au 27 novembre vernissage jeudi 13 novembr

Qu’il s’agisse du travail personnel de Sophie Brändström ou de ses engagements pour la presse, sa production est régulièrement reconnue pour sa sensibilité, sa finesse et son sens aigu du respect de l’autre. Sa façon de travailler, très inspirée de son expérience anglo-saxonne, la conduit à opérer dans la durée, à créer patiemment les liens de proximité avec les personnages qu’elle rencontre et qu’elle suit. Angler ses sujets pour qu’ils produisent non seulement de l’émotion mais aussi du sens, c’est sa manière de témoigner au travers d’histoires ancrées dans le quotidien, intimes et résolument contemporaines.

Cette veine humaniste l’a amenée à se pencher sur de nombreux sujets à dimensions sociétales (le mal logement, l'autisme, les villages écologiques, etc). Depuis quelques années, elle poursuit une réflexion sociologique dans son travail photographique en mettant en avant une recherche sur la relation de l’être humain au travail, à la famille, aux médias, aux réseaux sociaux ou à l’environnement... Cette exploration l’a portée vers des projets au long cours comme sa série « Coulisses » (la boxe féminine, Le Moulin rouge…)

Intriguée lorsque La Samaritaine ferme définitivement ses portes, elle y saisit immédiatement le dernier souffle de vie. Alors que l’escalier majestueux se fige dans un silence étouffant, la présence humaine n’est jamais loin, on la devine encore. Sensibles et émouvants, ses clichés captent des espace-temps suspendus et fixent dans un parfum de mélancolie la mémoire de la vieille dame du Pont-Neuf.

Depuis 2006, elle observe également la place des radios associatives et populaires au sein de communautés privées d’informations nationales et démocratiques. Ce périple l'a notamment amenée au Kirghizstan, en République Centrafricaine, en Colombie, en Haïti ou encore au Brésil.

Entre 2011 et 2013, elle parcourt les quatre coins de l’hexagone à la rencontre des hommes et des femmes qui œuvrent dans les ateliers des grandes manufactures françaises. Ce voyage mené en collaboration avec l’auteur des textes Valérie Paumelle, donne naissance à  sa première monographie, Manufactura Since 1662 (Editions PC, 2013).

 

Née à Stockholm, Sophie Brändström débute sa carrière de photojournaliste aux Etats-Unis au service de plusieurs journaux du groupe US (The McClatchy Company) et notamment au Miami Herald. Installée en France, elle collabore avec la presse nationale (L’Express, Marie Claire L’Équipe magazine, Le Monde, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, La Vie...) et étrangère (The Sunday Times, D Della Repubblica, Géo Allemagne). En parallèle, elle réalise des campagnes pour des ONG et des fondations (Médecins du Monde, ACF, Fondation Orange). Lauréate du séminaire de photojournalisme d’Atlanta et de celui de Caroline du Nord, ainsi que de l’Eddie Adams Workshop, sa production photographique est régulièrement exposée par des institutions et des festivals : Mois de la Photo à Paris, Visa pour l’Image à Perpignan, Les Rencontres Internationales de la photographie d’Arles, La Villette ...

 

 

PUBLICATION

2013     Manufactura Since 1662, Editions PC. Co-auteur Valérie Paumelle / Textes

            Voyage au cœur des manufactures françaises

 

EXPOSITIONS

2014        Manufactura, Institut Suédois, Paris

Regards de Photographes, in exposition itinérante internationale réunissant 12 artistes contemporains :

(Jeff Koons, Sophie Calle, JR, David Lynch,...) pour les 150 Bernardaud

Fondation Bernardaud, Limoges

Maisons et Objets, Paris

La Vitrine Am, Paris

Galerie Nec Nilsson et Chiglien, Hong Kong

Bunkamura Box Gallery, Tokyo

Bloomingdale’s, New York

2011     Manufacture Causse / Manufactura, Manufacture Causse Millau

            Manufactura, LTD Gallery, Paris Photo Off

2007     Exposition collective à la Cité des Sciences et de l’Industrie, J.E.U.N.E. à tout prix

2004     Exposition collective à la Cité des Sciences et de l’Industrie, « L’Amour comment ça va »

2002     La précarité du logement,  Photographiques du Mans

2001     Les Coulisses du Moulin Rouge chez Vidéomage

2000     Exposition collective Œil Public sur la traversée de la France par une troupe de théâtre

 

PRIX

2014     MANUFACTURA SINCE 1662, récompensé aux USA du Finalist International Books Awards en    photographie

Des portraits de Manufactura sont sélectionnés par la Ville de Vichy, in Festival photographique Portraits 2014

2013     Dauphin d’Or pour son web documentaire « Les Voyageurs » au Cannes Corporate.

2012     «Fragile », premier documentaire (26 ‘) obtient :

- Bourse « Brouillon d’un rêve » de la Scam (Société Civile des Auteurs Multimédias)

- Astéria d’Or au Deauville Green Awards

- Dauphin d’Or au Cannes Corporate Media &TV Awards

 

 

Anouk ALBERTINI                 sculpture

exposition du 13 au 27 novembre, vernissage jeudi 13 novembre, de 18H30 à 22H00

ANOUK ALBERTINI, rencontre le sculpteur Maurizio Toffoletti. Durant sept ans dans son atelier, elle explore librement et assidûment le travail de la matière. La terre d’abord, puis la pierre et la taille directe.

Elle trouve son empreinte, s’installe dans son propre atelier et expose pour la première fois dans la galerie Sintitulo à Mougins. Depuis ce sont plus de vingt expositions collectives et personnelles qui se succèdent et la réalisation de commandes privées. Influencée par l’architecture, l’équilibre et la sobriété des lignes l’inspirent au point de pousser l'abstraction dans ses formes les plus épurées. Cette esthétique dépouillée est le fruit d’une réflexion constante sur l’harmonie, une exploration du sens de la fusion, de l’union et de l’accord. Ses « Couples » et « Constructions » se composent comme autant d’assemblages qui s’emboîtent et se frôlent les uns aux autres. Dans un jeu de patines, traces et modelés proches de l’état de la nature, les particularités de la matière prennent vie et accordent à ses pièces une dimension intemporelle.

Née à Nice en 1961, Anouk Albertini vit et travaille aujourd’hui à Paris.

 

EXPOSITION PERSONNELLE

2013   Salon Place aux Artistes, Paris

2012  GMAC Chatou, Hauts de Seine ; GMAC Bastille, Paris

MIAC Puls’art, Le Mans

L’ARPEGE, Restaurant Alain Passard

2011  Hôtel Beauchamps, Paris

Salon Place aux Artistes, Paris

2010                Hôtel Bel-Ami, Paris

Société OFI, Paris

2007/2009   Hôtel Bel-Ami, Paris

2006  Galerie Gérard Hadjer, Paris

Médiathèque Edmond Rostand, Paris

Galerie Sintitulo, Mougins

 

EXPOSITION COLLECTIVE

2014  Galerie Eric Coatalem, Paris

Espace Véra, Saint-Germain-en-Laye

Galerie Peinture Fraiche, Paris

2013  5ème Salon d’Art de Saint-Germain-en-Laye

Manège Royal. 2EME PRIX DU JURY

Galerie Peinture Fraiche, Paris

2011  Galerie Arty-Show, Nyon, Suisse

2010  Galerie AROA, Neuilly-sur-Seine

 

PUBLICATION      

Portrait dans le n°1 de la Revue des Décorés des Arts et des Lettres- 05/2012

Portrait par Mylène Vignon, in Saisons de Culture http://www.saisonsdeculture.com/article/97/118,anouk-albertinisculpteur-de-l’équilibre

 

27 Juin 2015

OFF du MOIS de la PHOTO 2014, « MOLITOR 1985 - MOLITOR 2014 » exposition du 30 octobre au 12 novembre vernissage mardi 4 novembre

GILLES RIGOULET a débuté dans la presse et fut le premier photographe attitré du journal « Le Monde » avec lequel il collaborera pendant plus de 20 ans. Il en tira d'ailleurs « Portrait d’un quotidien » avec le photographe Henri Cartier-Bresson. Robert Doisneau le présente dans un portfolio de la revue Photo-Magazine. Voici pour ses titres de noblesse. Sollicité par de nombreux quotidiens et magazines de la presse nationale, il n'en développe pas moins un travail personnel à travers ses voyages et rencontres.

 

« En 1985, j’ai réalisé une série d’images en n&b sur la piscine Molitor*. Cette série fait partie d’un travail réalisé pendant vingt ans sur le corps et l'eau, dans les piscines de France et du monde.

La quarantaine d'images proposée ici est un témoignage unique de l'après guerre à la fermeture de la piscine en 1989. Unique également le fait de pouvoir effectuer des photos aux yeux de tous et sans autorisation particulière. Mon appareil photo se promenait au ras et sous l’eau sans effrayer qui que se soit. Certaines de ces images serviront d’éléments de décoration et seront intégrées au nouveau Molitor, un complexe hôtelier de luxe aménagé autour de la piscine, comprenant un hôtel de prestige, un spa, un restaurant, un centre de conférence, un club privé…

Depuis la réouverture le 19 mai 2014, j'ai repris le chemin des eaux de Molitor, l'atmosphère est plus sereine, les corps se posent aux ondes calmes des lumières diffractées. Le nouveau jaune tango se dilue dans l'eau, et je l'apprivoise avec mes films et Pola couleurs. »  Gilles Rigoulet

 

* Quelques unes de ces images de Molitor ont fait partie d’une exposition à la piscine Deligny et d’un livre collectif réalisé par Christian Caujolle, en 1986, « VIVRE EN MAILLOT DE BAIN » avec Henri-Cartier Bresson, Joseph Koudelka, Marie-Paul Negre, Marc Riboud, Claude Nori, William Klein, Helmut Newton, Jean Loup Sieff, Jacques-Henri Lartigue, Mary Ellen Marck, Franco Fontana,

 

“Avant, on courait et on faisait des bombes, on roulait son maillot une pièce sur les hanches et on s’en grillait une après le bain, les doigts encore humides. Il y a trente ans, dans les piscines municipales, les normes - de sécurité, d’hygiène, esthétiques - n’étaient pas les mêmes : il y avait des plongeoirs, des cheveux et des seins nus partout.

« C’était l’époque des piscines plaisir. Des lieux extrêmement vivants, ludiques, où l’on venait passer un moment très convivial. Les enfants sautaient, les femmes en faisaient un peu trop, ça draguait dans tous les coins. C’était la vie. », résume Gilles Rigoulet.

Au milieu des années 1980, le photographe entame un travail au long cours sur le corps et l’eau. Il arpente alors les mythiques piscines parisiennes Molitor et Deligny, saisissant du bord et sous l’eau le corps des baigneurs (sans provoquer le moindre haussement de sourcil : avant, il n’y avait pas de réseau social et de crispation autour du droit à l’image). Ces instantanés en noir et blanc captent – souvent simultanément – le rythme à deux temps du plaisir aquatique : corps immobiles bronzant consciencieusement ; les autres qui plongent, glissent, éclaboussent.

Quatre ans après ces clichés, en 1989, Molitor, insalubre, ferme ses portes. Après ? Après, les slips moulants et les bonnets de bain sont devenus obligatoires dans les piscines municipales. Forcément l’air du temps y paraît moins sympathique…”                    

Julie Pêcheur, in M Le magazine du Monde, 3 mai 2014

 

EXPOSITION & PUBLICATION

- Exposition avec l’Ardi à Caen d’une série de paysage fait en Europe, 1984

- Exposition à la Seita, le « Reportage pas mort » sous la direction de Guy Mandery, Paris 1985

- Dossier photo dans la revue Photo-magazine présenté par Rober Doisneau

- Exposition de la série « le corps et l’eau » à la piscine Deligny avec la sortie du livre « Vivre en maillot de   bain‎ » au côté de Lartigue, Newton, Fontana, Claude Nori sous la direction de Christian Caujolle, Paris 1986

- Sortie du livre « Sourires » réalisé par Djan Seylan chez Abbeville presse avec Lartigue, Max Pam, Bernard Plossu, Elliot Erwitt, Marc Riboud, Izis, Carl de Keyser, Sergio Larrain, Herbert List, Cartier Bresson, 1991

- Sortie du livre dirigé par Jean Claude Gautrand  Paris, mon Amour chez Taschen en 2004

- Voyage pour de nombreux reportages dans « Grands Reportages », « Géo », « France + » éditions étrangères, « Sunday Times », « La Stampa »,  etc…

- Expositions « Paysage en mouvement » au  Bon Marché pour l’exposition « Carnet de voyage » et sortie des carnets Louis Vuitton

- Exposition de « Paysages de légendes » au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et dans les musées de Basse-Normandie pendant 2 ans. Photos réalisées dans l’archipel de Chausey

- Publication d’un ouvrage photographique sur Prague aux Editions  Solar, sous la direction de Suyapa Granda Bonilla

- Exposition & publication (texte Lydia Kamitsis), « Portraits et Costumes de Travail à Conches », 2006

- Projection d’un travail sur l’autisme au festival du Grand Reportage Visa pour l’Image à Perpignan et publication d'un ouvrage au Seuil

- Publication dans « Le Monde 2 » d’un portfolio de « Paysages en mouvement » de la série « TGV »

- Un extrait de la série « Paysage en mouvement-vu du TGV » a été exposé sur les grilles du Jardin du Luxembourg (Paris) pour l’exposition de la SNCF : « Les Français vus du train », sept. 2010 – janv. 2011

- Travaille depuis 4 ans à une série couleur sur le littoral du Cotentin et sur l’aménagement du littoral de la Seine Maritime et du Calvados

- Exposition « Polaroïd 665 - Chausey », Carrefour des Arts, La Chapelle Urée, Manche, mars 2012

- Exposition « Polaroïd 665-séries » au 19 Ter à Evreux du 27 octobre au 11 novembre 2012

- Exposition à la galerie Photo Verdeau de « Polaroïd 665-séries » pour le Mois de la Photo off de Paris, du 15 novembre 2012 au 20 février 2013

- Salon d’art contemporain  « MacParis » présentation de « Polaroïd 665-séries » espace de la porte Champerret  du 22 au 25 novembre 2012

- Exposition « Au-delà du Corps », photos Polaroïd 665 positif et négatif, au Musée du Montparnasse  du 19 au 28 février  2013

- Exposition « Transparence » (Polaroid  positif et négatif sur le verre ) au 19, rue Paul Fort, 75014, chez Hélène Aziza du 4 au 22  avril 2013

- Exposition « Molitor » à la galerie caroline tresca,  au 14 rue Servandoni, 75006, du 13 au 20 mai 2014

- Exposition « Jazz-Inédits » chez Hélène Aziza, 19, rue Paul Fort 75014, du 11 au 28 septembre 2014

27 Juin 2015

Soasig CHAMAILLARD - Anne-Flore CABANIS - Capucine CHOLAT exposition du 02 au 18 octobre vernissage jeudi 02 octobre

« …Bien que les statues que je récupère ne soient pas des objets uniques, puisque réalisées en série à l’origine, chacune  a une histoire qui lui est propre. On peut imaginer… Elle a eu sa vie, investie d’un pouvoir mystique peut être, posée sur le buffet, à coté de la danseuse de flamenco, elle a vu le gigot du dimanche sur la table, et la balle du chien lui décapiter la tête et puis elle s’est dévalorisée, vendue pour quelques euros sur une brocante. En la récupérant, je change son destin, je la rends unique, d’une façon différente. Je fais mes expériences, mes associations, et m’amuse tout en essayant de donner du sens. Avec le temps, j’ai constaté les émotions que mon travail suscite. Certains peuvent être choqués, d’autres sont aussi émus, quelque soit leur croyance.

Chacun possède une histoire personnelle avec la foi et de cela dépend leur réaction face à mes détournements. Mon travail n’a pas la prétention d’apporter des réponses, il soulève des questions, de foi, de femmes, de société, du XXIème siècle. » Soasig Chamaillard

 

Après une formation préparatoire avec l'artiste Annette Huster, Anne-Flore Cabanis a suivi les ateliers de Bernard Piffaretti, Sylvie Fanchon, Dominique Figarella (atelier P2F) et Philippe Cognée, ainsi qu'un workshop de l'artiste Sophie Calle, à l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris dont elle sort diplômée en 2007. Elle y a développé un univers plastique très personnel à partir de sa pratique du dessin. Depuis 2001 elle dessine un tracé aléatoire au stylo sur papier. Cette écriture obéit à des règles simples : une ligne dessinée à main levée qui ne se croise pas et dont les angles sont toujours des angles droits. Le résultat est organique et suspend l’attention dans un flottement introspectif. C’est une partie de ce travail que présente la galerie caroline tresca.

Dans le prolongement de cette écriture sur papier, ses interventions in situ jouent avec l’architecture de lieux privés ou publics. En rompant un silence visuel, elles révèlent la présence de mouvements invisibles choisis. Ces apparitions et disparitions de lignes et de couleurs ouvrent une lecture, donnent une direction, proposent un moment de réflexion sur la circulation des corps, du regard ou de la pensée.

Interventions récentes : Centquatre (Paris), quartier d'Ixelles (Bruxelles), collège Gabriel Péri d'Aubervilliers (93), gare de Metz, à la Filature (scène nationale de Mulhouse). Actuellement aux Galeries Lafayette (Paris).

 

« Je crée un univers métaphorique en reliant notre présence au mystère de la création où la vie intérieure prend une dimension cosmique, où l’espace devient éternité pour un retour aux origines. C’est un voyage de l’infiniment petit à l’infiniment grand, dans un monde où le visible et l’invisible se rejoignent, dans lequel la terre-mère devient une matrice accueillante pour les âmes messagères de l’univers, où terre et lune s’unissent pour un jeu alchimique. Tels des mandalas, ces sphères flottent dans un océan cosmique.

Le mystère de notre présence trouve son origine dans l’au-delà. Le corps se révèle en écho. Nos cellules vibrent en harmonie avec les vibrations du végétal, du minéral, de l’animal et du cosmos.

À travers ces dessins, l’équilibre fragile du monde s'ouvre à notre déséquilibre intérieur. La peau n’est plus une simple protection, mais l’interface sensible aux vibrations du vivant comme une plante en harmonie avec l’énergie de son environnement. Le bien et le mal ne s’opposent plus. L’ombre et la lumière ne font qu’un. L’une n’existe que par l’autre. Le crépuscule fait advenir la lumière de l’aube. L’ombre permet de mettre en lumière la beauté du monde. » Capucine Cholat

27 Juin 2015

Delphine Brabant & Marielle Guégan, exposition du 18 septembre au 2 octobre, vernissage jeudi 18 septembre

« L’œuvre de Delphine Brabant inspire à celui qui la regarde un sentiment proche de l’oxymore : une forme qui allie deux idées opposées et génère ainsi une force expressive. Cet oxymore s’illustre tour à tour dans une recherche de désordre en équilibre ou d’équilibre en désordre, d’enchevêtrements ordonnés, de stabilité précaire, de force fragile, de sensibilité rigoureuse, d’harmonie obsessionnelle.L’inspiration naît d’un assemblage de formes géométriques multiples, imbriquées les unes aux autres, donnant naissance à des lignes tendues et épurées dans un élan de construction, évoquant une architecture. C’est en effet par des jeux d’ombre et de lumière créés par l’alternance de vide et de plein que la forme entre en vibration, comme tendue par toutes ces forces contradictoires. L’utilisation de différents matériaux, plâtre, terre, béton, voire acier, participe à cette recherche sensible qui navigue entre force de l’évocation et douceur de l’illusion. Il se dégage de cette alliance de formes et de matériaux, une énergie quasi tellurique venant rejoindre une inspiration jamais très loin du spirituel. » Maïta Lucot

 

Marielle Guégan est peintre et graveur. Son travail s’oriente vers l’abstrait et s’ouvre aux thèmes récurrents de la force et du temps. Ses dernières œuvres montrent des formes comme autant d’instantanés saisis par des vibrations denses ou légères… Entre brillance et matité, force des reliefs et aplats, couleurs facultatives et noirs créateurs, les rimes picturales s’expriment. L’utilisation constante du noir dans ses tableaux et gravures correspond à la volonté d’ôter le superficiel. Sa démarche artistique est dirigée vers l’universalité du signe pour susciter une rencontre intérieure puisqu’« il s’agit de regarder librement le monde pour saisir les instants de vie. »

Née en 1966 à Nevers, elle vit et travaille à Paris.

 

« Le monolithe éclate sous l’effet d’une tectonique. Deux mondes se joignent ou se disjoignent. Elle me parle de la terre, des silences du commencement, du murmure des atomes. J’entends le ruissellement de l’eau qui creuse et le souffle du vent qui accélère l’érosion. Elle contient le mystère de la vie qui arrive imperceptiblement par la scission des formes. Elle porte quelque chose du calme et de la force de l’éternité, de l’inéluctable expansion de l’univers. La densité du silence qui gronde m’entraîne vers une intériorité dense et vigoureuse. Toile après toile, la vie se fait plus présente, les couleurs éclairées par le noir sont plus éclatantes et sous le geste de Marielle Guégan, les pas de l’homme apparaissent et le magma jaillit. » Cécile Duverne

 

 

galerie caroline tresca

14, rue Servandoni, Paris 75006 ;

tél : +33 (0) 617 197 357 / +33 (0) 143 26 80 36 ;

www.galerie-caroline-tresca.fr

(Parking Saint-Sulpice et Marché Saint-Germain )

 

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