expositions

ABSENCE ANIMEE, exposition du 8 au 24 octobre 2015

à travers la photographie, le dessin, la peinture et la sculpture, cette exposition se déploye à partir d’un usage détourné du vêtement...

 

Sylvie TUBIANA  Mémoires éthiopiennes

« Mémoires Ethiopiennes » regroupent trois séries photographiques en noir et blanc et en couleur de l’artiste plasticienne Sylvie Tubiana. Son travail est lié à l’intime, à la singularité de « l’être au monde » de chacun. C'est une oeuvre qui, depuis quelques années, interroge des civilisations et des cultures  lointaines : après le Japon, l’Ethiopie. Une recherche dite et portée par des formes différentes : photographies, vidéos, installations in situ qui, chacune à sa manière, travaillent l’image et la matière lumineuse. « L’Ethiopie où j’ai vécu enfant et où je suis revenue adolescente. L’Ethiopie dont mon père enseignait la langue officielle, l’amharique, à l’INALCO ; un pays qui m’a donné un grand-père adoptif, Abba Jérôme Gebre Muse, l’informateur de Michel Leiris dans L'Afrique fantôme... »

Sa mémoire éthiopienne, Sylvie Tubiana l'avait déjà revisitée en 2007 en introduisant dans la bande-son de l'installation lumière Jardin secret (porteuse de 9 langues) la traduction en amharique d’un poème de Sylvie Le Scouarnec dit par un ami éthiopien de son père. En 2009, un travail en noir et blanc, a été réalisé à partir des peintures éthiopiennes présentes dans la maison familiale. Il fait suite à la série Estampes – 2008, inspirée du Japon, et il a reçu le nom d'Incarnation Ethiopienne. Cette série d'images photographiques en grand format a conduit Sylvie Tubiana à partir en janvier 2012 pour une résidence d'artiste itinérante en Ethiopie. À son retour plusieurs séries réalisées à cette occasion ont été présentées au Musée Rimbaud de Charleville-Mézières accompagnées d'installations in situ vidéos. Un autre accrochage à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image à Angoulême a permis la création de deux nouvelles séries présentées ici qui ont été réalisées à partir d'une peinture divisées en 35 cases et relatant la vie quotidienne : Des travaux et des jours et Vitrail.

C’est une partie de ce travail qui a suivi les chemins de la filiation et où, dans la pudeur du regard et la générosité de l’écoute, se dit, avec discrétion, le respect de l’autre, qu’a choisi d’exposer la galerie caroline tresca.  Annette Carayon

 

Anne GERARD

Rendre compte de l'oeuvre d'Anne Gérard oblige à une forme d'investigation dont le cheminement  s'apparente à celui de  l'archéologie pratique. Il conduit en effet à creuser son objet en adoptant les précautions de la méthode stratigraphique, découvrant couche après couche le feuilletage d'une oeuvre dont les variations dessinent les contours d'un projet artistique progressant par séries. Mais comme ces séries ne sont jamais closes complètement et qu'elles font quelquefois l'objet de reprises inscrites dans des temporalités elles-mêmes variables, leur évolutivité même les rapproche davantage d'histoires à suivre que de programmes de fabrication. L' autonomie expérimentale et la dimension narrative qui caractérisent l'avancée des travaux au sein de chaque ensemble donnent à cette forme de sérialité une qualité qui l'éloigne beaucoup du modèle qu'avait historiquement déposé l'Art Conceptuel.

 La progression sérielle revue ainsi ressemble alors plus à une méditation digressive qu'à l'application d'une machinerie programmatique, comme si, au début de chaque série, elle construisait les éléments d'un atelier mental dont les principes initiaux, thématiques, matériologiques et processuels, seraient mis à l'épreuve d' une aventure de la pratique, laissant une part importante à l'improvisation heureuse.

Cet abandon à une forme de sérendipité qui rend possible, à partir de prémisses rigoureuses, le dialogue entre le programme et le hasard dans l'élaboration de l'oeuvre me parait être un des moteurs du fonctionnement poétique du travail de l'artiste et la garantie de sa dynamique de re-génération.  Le principe de  répétition qui est à la base du fonctionnement sériel est ainsi re-questionné du point de vue même des différences  qu'il produit dans la réitération de la pratique, à partir du moment où elle n'est pas mécanisée entièrement. Le jeu instauré par l'artiste dans le système de l'oeuvre donne alors à la répétition la valeur d'une reprise, au sens où ce terme est employé dans le monde musical, c'est à dire comme réinterprétation et réinvention d'un motif. Cette hypothèse est aussi confirmée, à l'échelle du temps global de l'oeuvre, par la non clôture des séries qui peuvent faire l'objet de revisitations ou d'extensions  explorant de nouveaux développements formels. En plaçant l'ensemble de son travail, que ce soit dans le processus d'élaboration de chaque pièce ou dans l'évolution temporelle des séries qui en constituent les laboratoires particuliers, sous le signe majeur de la reprise, l'artiste donne à sa recherche une liberté paradoxale, celle d'un champ expérimental utilisant les contraintes propres à ses définitions comme  moteur de sa réinvention permanente.

 Si l'on faisait une liste des titres qu'Anne G. donne à ses séries récentes, on obtiendrait le début d'un petit poème énigmatique:" Robes, Vies mode d'emploi, A côté de ses pompes, L'herbe sous les pieds..." Cette litanie ne décrit rien précisément mais elle laisse filtrer le son atténué d'une mélodie du banal dans une tonalité humoristique légèrement décalée. La modestie un peu triviale des titres détonne justement dans le concert de l'art contemporain où l'on est habitué à des énoncés plus accrocheurs ou plus publicitaires mais elle rend compte avec une  simplicité délibérée de l'indexation du travail sur certaines réalités matérielles de la vie quotidienne.

La série intitulée " l'herbe sous les pieds" est à cet égard parfaitement illustrative du travail récent de l'artiste: on y voit un ensemble de peintures sur papier dont le motif unique est une chaussure figurée d'une manière libre, une sorte d'ectoplasme pictural laissant la part belle à une liquidité de facture confinant parfois à la tache, comme si le dessin avait "buvardé" sur un support perméable qu'il aurait imprégné. Cette incorporation de la forme dans le support, dont Anne donne une autre version, plus violente, en gravant directement le dessin dans le papier dans une autre série nommée "à côté de ses pompes", fait partie de son lexique comme par ailleurs ("vies mode d'emploi") les superpositions d'images d'origines diverses et leur entrelacement formel et sémantique.

Une brève étude de la série "l'herbe sous les pieds" nous permet de percevoir sous la simplicité apparente  du motif de la chaussure qui lui sert d'objet, une complexité insoupçonnable au premier abord. L'artiste a, en effet, dans un premier temps, interprété une chaussure bien particulière, prélevée dans la garde-robe des poupées Barbies dont on sait qu'elles sont, sous la forme d'un jouet, censées représenter le désir de féminité des petites filles. Anne G. reprend cet objet du conformisme marchandisé de l'identité féminine et elle le réinstalle en position d'icône floue dans le champ de l'évocation peinte. L'opération, réalisée par ces manipulations successives de l'image d'un fétiche de l'identité féminine, aboutit à un résultat  discrètement grinçant, à la fois séduisant et pauvre, qui acquiert le statut d'un motif décoratif infiniment reproductible, succédané pictural du désir consumériste  flottant dans le vide de la feuille. Le contenu critique de la série est ainsi inscrit dans le processus même de l'élaboration de chacune des pièces qui la composent, sans effet didactique visible. En revanche la déréalisation de la référence qui permet d'utiliser ces peintures comme des motifs autorise aussi l'artiste à composer avec ce matériau visuel des installations picturales capables d'investir des espaces de morphologies variées. En l'occurrence cette spatialité de la peinture  lui donne aussi une efficacité visuelle inversement proportionnelle à la légèreté et à la modestie des supports qui la composent. La qualité signalétique de la couleur, du rose au rouge, et l'obsédant motif de ces fantômes de chaussures évoquent alors l'atmosphère d'un magasin onirique pour petites filles issues de l'univers sucré et pervers de Lewis Caroll.    Jean-Marc Réol

 

Manon GIGNOUX

« Je développe mon travail à travers la photographie, le dessin, la peinture et la sculpture. La singularité de ma création s’est déployée à partir d’un usage détourné du vêtement.

le vêtement : sculpture de l’absence

Je l’envisage en tant que volume, sculpture à extraire, ombre à révéler. J’explore son rapport au corps, son devenir hors le corps, les traces de l’usage et les présences passées.
Le vêtement joue comme un substitut du corps, une évasion dans l’imaginaire.
J’ai recours au tissu comme matériau organique, proche de notre intériorité et lié à l’apparence : ce paradoxe ouvre mon exploration sur l’absence, l’invisible.

le temps : survivances et devenir

La notion de temps irrigue l’ensemble de mon travail. Le vêtement est pour moi le prolongement inanimé de ce que fut un corps vivant, un support de mémoire et de vécu, la métaphore d’une vie nouvelle.
Je travaille le temps comme un matériau en devenir : en défaisant l’habit, je le transforme et le fais évoluer. Dans un jeu de déconstruction / reconstruction, je plonge dans l’envers des choses, l’altération, l’empreinte des mouvements répétés. Ma recherche s’élabore à partir de survivances, sur fond de collectes d’images et de matériaux plastiques (fragments, vêtements et objets mis au rebut). Mon travail parle de la mort, de la décrépitude, de ce qui persiste et de ce qui s’écoule.

l’image : ellipse du geste dansé

J’aborde le dessin comme une esquisse de l’absence, une ellipse des corps, une traversée de paysages aux directions multiples. J’expérimente la peinture sur la base d’empreintes ou de traces vestimentaires. L’image prend corps, gagne en profondeur au fur et à mesure que je l’altère en surface. Au gré de cette destruction, une métamorphose se dévoile, le motif se transfigure en présence fantomatique. Le dessin donne naissance à quelque chose d’étrange au-delà de moi, il est le lieu d’une énergie physique, d’un souffle, d’une gestuelle dansée qui allège les traces et risque d’abîmer la mémoire. »  Manon Gignoux

 

Mita VOSTOK

Pour Mita Vostok, façonner le textile à la main, sous le souffle du vent et le soleil au zénith, libère son imagination. La postproduction, dans ce cas, affine ce qui était incertain, inconnu ou encore inavoué. Le triptyque Les âges de la vie tout autant que Le skate de Pandore illustrent les deux sources sollicitées par cette photographe plasticienne : d’une part, l’immatérialité de la vie intime toujours prompte à nous surprendre et d’autre part, l’héritage culturel allégrement revisité par notre modernité. Les clichés, ici présentés, appartiennent à un grand ensemble pour lequel le titre Nomadismes a été retenu, à ce jour. Les deux formats dits 40 cm x 60 cm et 80 cm x 120 cm scandent la présentation des séquences de ce travail.

 

Sophie BEGUIN BILLECOCQ

Par un coup de crayon qui tient de la griffe par sa précision, Sophie Beguin Billecocq nous transporte dans un univers ludique, frais, pétillant en apparence...et dans lequel chacun peut entrer. Comme dans une récréation enfantine où le sérieux d'une formule distribue le rôle: " on dirait que tu es... ", chacun peut participer, insouciant, aux jeux et à la ronde pleine de promesses de la ribambelle. Ribambelle qu'il nous plaît d'imaginer vivante et impertinente... Le noir, le blanc, le rouge, le gris seraient austères si petits pois ou rayures ne faisaient danser ces silhouettes légères, graciles, souples.  Les articulations et les membres sont à peine notés, aucune arabesque ne relie les garçons et les filles les uns aux autres, seul l'air du temps par le vestiaire qui les différencie, accomplit cet office. Sans yeux, sans expression , les personnages deviennent alors aussi doucement inquiétants qu'un mannequin abandonné dans la réserve en sous-sol d'un grand magasin. Le jeu est alors plus sérieux qu'on ne l'aurait cru.  Carole Guilbaud

galerie caroline tresca
14, rue Servandoni - 75006 PARIS
du mardi au samedi, de 14H00 à 19H00

T   +33 (0)1 43 26 80 36

M  +33 (0)6 17 19 73 57

contact@galerie-caroline-tresca.fr

 

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Inauguration de la galerie

 

Nous vous remercions d’être venus si nombreux à l’inauguration de notre galerie au succès de laquelle vous avez largement contribué.